Quelle expérience de télévision pour demain ? Part 2.

Deuxième partie : la maitrise des data.


Nous avons vu, dans la première partie de cet article, comment la notion de chaîne doit évoluer vers un service applicatif qui propose une expérience d’usage sociale et conversationnelle autour du contenu. Pour y parvenir, un prérequis, objet de cette 2ème partie : la maîtrise des data.

Pour inventer la TV de demain, la connaissance de la technologie est critique, l’importance de la DATA primordiale.

Le vieil adage : « Content is King » a été remplacé par « Experience of Content is King, all screens are Queen and context is God ».

Penchons nous un peu, sur la définition du mot contexte.

Contexte, nom masculin,

Sens 1 : ensemble des éléments d’un texte qui accompagne un mot (et par extension un contenu) et qui apporte un éclairage sur le sens de celui ci.

Sens 2 : circonstances qui entourent un fait.

La contextualisation doit tirer partie des deux sens du mot. L’enrichissement d’un contenu se fait via les metadata qui renseignent celui-ci. Mais il est important pour cela de structurer ces données. Certaines technologies et techniques le permettent : tout d’abord, la sémantique et ses classifications ontologiques, le Linked Open Data qui permet de lier et d’enrichir un contenu avec des informations existant déjà sur le web, et enfin l’indexation, qu’elle soit faite par les auteurs et/ou producteurs du contenu ou bien qu’elle soit contributive et donc faite par les utilisateurs eux-mêmes.

Pour permettre une recommandation et une personnalisation optimale, il est nécessaire de bien renseigner les contenus avec le plus de granularité possible à l’intérieur même du contenu.

On peut distinguer dans une première approche simplifiée trois classifications nécessaires pour renseigner les contenus, trois ontologies :

- l’ontologie des programmes (type, genre, thèmes, histoire (de quoi cela parle, séquence par séquence par ex.), réalisateur, casting, etc.),

- celle des usages (sur quel terminal je regarde, à quel heure, seul, accompagné, après ou avant quel autre type de contenu, etc..),

- l’ontologie des processus (conception, écriture, tournage, postproduction, diffusion, collaboration, notion de rôle, contribution, amateur, pro,…).

Ces trois ontologies sont bien sûr complémentaires, et elles interagissent via des algorithmes et des règles définies. Cette classification doit être « accessible » en lecture et en écriture tout au long de la chaîne – notamment de distribution – de la conception, en passant par la gestion sémantique des médias, à l’utilisateur final, forcément contributeur en plusieurs points de la chaîne.

Le big data ne pourra être vraiment facteur d’amélioration de l’expérience client que si l’on comprend la structure de ces data. Ce sont les meta-data, les informations sur les données, qui permettent de les structurer. C’est un niveau logique supérieur aux data. Quand il y aura trop de meta-data, il faudra les structurer à leur tour en meta-metadata. On peut imaginer que cela adviendra quand l’homme sera connecté en permanence à internet, quand l’homme sera devenu lui même un objet connecté. On sera alors dans l’ère du « Machine is US ». Puis il y aura tellement plus de machines intelligentes que d’hommes, tellement de machines plus intelligentes que les hommes qu’un niveau logique supplémentaire sera nécessaire, un nouveau niveau logique que les hommes (ou les machines !) créeront : les meta-metametadata. Ce sera alors le temps du « Machine is USing us ». Un moment à la fois passionnant… et effrayant pour l’humanité !

Mais avant d’en arriver là, nous allons nous pencher, dans la troisième partie, sur les autres technologies qui peuvent influer sur l’avenir de la TV.

2 réponses à “Quelle expérience de télévision pour demain ? Part 2.”

  1. Jay dit :

    trusted@pillspot.com » rel= »nofollow »>.…

    tnx for info!!…

  2. wayne dit :

    trusted@pillspot.com » rel= »nofollow »>.…

    hello….

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