Un des grands maux de l’époque me semble être l’amour de la bouillabaisse. On mélange tout dans un grand pot et on dit que c’est bon. Et puis on tire n’importe quel morceau et on dit c’est de la bouillabaisse.
Je voudrais essayer ici de dire ce qu’est et ce que n’est pas la Social TV.
Pour commencer j’essayerais d’expliquer un autre jour ce qu’est la TV connectée, mais je peux d’ores et déjà affirmer que la TV connectée ce n’est pas la même chose que la social TV. Le contraire est aussi vrai d’ailleurs.
Commençons par un constat consensuel qui devrait donc plaire à tout le monde la Social TV, c’est du social avec la TV. Yeah! C’est un nouvel usage qui renforce un vieil usage. Un nouvel usage, social donc conversationnel, multitaskien qui rapproche le spectateur du programme, qui renforce l’ancien usage ultra ultra linéaire et passif de la télévision tel que nous la connaissons depuis la caverne de Platon.
La Social TV a une composante verticale et une composante horizontale.
La composante verticale traite du type d’application utilisée pour la pratiquer. Essayons donc ici de définir le kamasutra de la social TV. La social TV se consomme dans toutes les positions mais princialement sur un second écran et en général devant sa TV. Après cela peut varier, le spectateur peut soit utiliser twitter avec un hashtague ( sans effet psychédélique), une application dédiée à l’émission, une application dédiée à la chaine, ou une application multichaine ( ne cherchez pas il n’y a en pas en France, les chaines sont pas fichus de s’entendre). Suivant la position du kamasutra social TV que vous utilisez, l’expéreince n’est pas la même comme le plaisir qui s’ensuit bien sur!
La composante horizontale de la sociale TV explicite la fonction de la social TV. La première position est celle dite du marketing. La social TV sert alors à marketer un programme, à ramener un maximum de spectateurs devant le programme TV, que ce soit sur le grand écran, le moyen ou le petit. La deuxième position sert à faire du programme un lieu de conversation, il s’agit d’animer la communauté des fans, de générer de la conversation sociale. La troisième position consiste à intégrer la social TV dans la conception du programme, on pourra alors parler de transmedia (un autre gros mot)
Cela va sans dire, toutes ces positions du kamasutra, pour donner un maximum de plaisir et amener à la jouissance, doivent bien sur se pratiquer avant, pendant et aprés la diffusion du programme.
Alors faisez de la social TV, renforcez ce vieil usage qu’est la TV avec les nouveaux, en attendant que l’on passe vraiment à autre chose : l’everyware TV.
A part cela y a une conférence sur la social TV organisée par INA expert, mardi 4 décembre, j’essayerai d’y aller.
http://www.ina-sup.com/ressources/information-et-innovation.
