Tout n’est pas dans tout, à moins que ce ne soit le contraire.

29 novembre 2012

Un des grands maux de l’époque me semble être l’amour de la bouillabaisse. On mélange tout dans un grand pot et on dit que c’est bon. Et puis on tire n’importe quel morceau et on dit c’est de la bouillabaisse.

Je voudrais essayer ici de dire ce qu’est et ce que n’est pas la Social TV.

Pour commencer j’essayerais d’expliquer un autre jour ce qu’est la TV connectée, mais je peux d’ores et déjà affirmer que la TV connectée ce n’est pas la même chose que la social TV. Le contraire est aussi vrai d’ailleurs.

Commençons par un constat consensuel qui devrait donc plaire à tout le monde la Social TV, c’est du social avec la TV. Yeah! C’est un nouvel usage qui renforce un vieil usage. Un nouvel usage, social donc conversationnel, multitaskien qui rapproche le spectateur du programme, qui renforce l’ancien usage ultra ultra linéaire et passif de la télévision tel que nous la connaissons depuis la caverne de Platon.

La Social TV a une composante verticale et une composante horizontale.

La composante verticale traite du type d’application utilisée pour la pratiquer. Essayons donc ici de définir le kamasutra de la social TV. La social TV se consomme dans toutes les positions mais princialement sur un second écran et en général devant sa TV. Après cela peut varier, le spectateur peut soit utiliser twitter avec un hashtague ( sans effet psychédélique), une application dédiée à l’émission, une application dédiée à la chaine, ou une application multichaine ( ne cherchez pas il n’y a en pas en France, les chaines sont pas fichus de s’entendre). Suivant la position du kamasutra social TV que vous utilisez, l’expéreince n’est pas la même comme le plaisir qui s’ensuit bien sur!

La composante horizontale de la sociale TV explicite la fonction de la social TV. La première position est celle dite du marketing. La social TV sert alors à marketer un programme, à ramener un maximum de spectateurs devant le programme TV, que ce soit sur le grand écran, le moyen ou le petit. La deuxième position sert à faire du programme un lieu de conversation, il s’agit d’animer la communauté des fans, de  générer de la conversation sociale. La troisième position consiste à intégrer la social TV dans la conception du programme, on pourra alors parler de transmedia (un autre gros mot)

Cela va sans dire, toutes ces positions du kamasutra, pour donner un maximum de plaisir et amener à la jouissance, doivent bien sur se pratiquer avant, pendant et aprés la diffusion du programme.

Alors faisez de la social TV, renforcez ce vieil usage qu’est la TV avec les nouveaux, en attendant que l’on passe vraiment à autre chose : l’everyware TV.

A part cela y a une conférence sur la social TV organisée par INA expert, mardi 4 décembre, j’essayerai d’y aller.

http://www.ina-sup.com/ressources/information-et-innovation.

cover it francetv.info live

17 novembre 2011

Lundi @brunopatino et ses équipes ont fait leur révolution en sortant appli et site d’info. Beaucoup leur ont rendu hommage: ici, et aussi. Il faut dire que c’est une belle réussite, ils ont refait « cover it live » en mieux, plus fluide, plus simple. Et la place laissée au live est vraiment intéressante.

Mais c’est tellement bien que l’on se prend à avoir envie d’avoir plus. Comme @brunopatino a déjà annoncé la V2 d’ici quelques jours avec le partage twitter et Facebook, réfléchissons directement à la V3.

Je rêve de pouvoir utiliser le live, thème par thème, ne suivre par exemple que le sport, ou de pouvoir ne suivre le live qu’un d’un seul évènement, en un clic. Je rêve que sur le site ces filtres soient cohérents avec la navigation thématique.

Je rêve de pouvoir « embéder » le live sur mon site, d’avoir francetv.info by @jylem. Je rêve de pouvoir exclure tout ce qui touche aux présidentielles (parce que hein…), de pouvoir rajouter dans le flux des atomes de mon choix : vidéos, sondages, quizz. Je rêve de pouvoir y mêler quelques fonctionnalités de gamification. Je rêve de pouvoir modérer moi même la conversation des commentaires. Je rêve de pouvoir organiser et manager une conversation à plusieurs, de l’insérer dans mon live. Je rêve de pouvoir lier mon live sur mon site avec des vidéos et infos d’autres purs players, pour pouvoir offrir ma propre vision de l’info.

Forcément , c’est enfin en accord avec les usages alors, j’en veux plus!

Je rêve.

Comme je paye régulièrement ma redevance, je rêve que tout soit sous licence creative commons. Même le code.

Alors là je pourrais moi même créer une petite ontologie, l’aligner avec la structure de metadata du live et proposer à tout les sites d’avoir du live contextuel.

Je rêve. Remarquez, je ne pourrais quand même pas gagner de l’argent, je ne paye pas assez cher ma redevance, je n’aurais surement pas la licence creative commons commerciale! C’est pas grave! Mon pote @megaconnard est en train de préparer un monstrueux webdoc sur les partielles socialistes (il m’a promis qu’il serait fini avant le deuxième tour), ce serait bien de lier un live dynamique contextuellement cohérent avec ces interviews d’Hollande et d’Aubry. La sémantique pourrait ouvrir un champ passionnant dans le live et son association dynamique à d’autre contenu.

Mais je rêve!

Si toi aussi, tu es blonde à forte poitrine, tu t’appelles Bruno P. ou le live de francetv.info de fait rêver, envoie moi un twitt, on ira boire une bière et on refera le monde numérique!

le marketing social, ce devrait être obligatoire !

27 octobre 2011

Nielsen a sorti une étude montrant qu’il existe une forte relation entre le buzz social autour des programmes et les audiences. Mediamétrie l’avait également dit dans un communiqué, le démontrant programmes à l’appui. Aujourd’hui, Alex Iskold, le fondateur de Getglue, l’appli de Check in, va plus loin dans un article sur Mediapost.

Il dit que ce buzz social est monétisable, car il a un impact réel sur les audiences. Impact que Nielsen va d’ailleurs mesurer très prochainement.

Qu’attendent les chaines pour vraiment engager ce marketing social, d’une façon professionnelle et efficace? Quand on voit les audiences du service public, l’on se dit qu’il n’y aurait pas grand risque à le faire!

Encore faut il, bien le faire! Il ne s’agit pas seulement d’ouvrir un compte twitter et Facebook par émission et d’engager un communauty manager stagiaire à quart temps. ( Bon d’accord j’exagère un peu! la plupart des chaines ont des services de communication on line). Il faudrait embaucher de vrais designers d’expérience, pour mieux travailler la circulation d’audience. Envisager le marketing social comme partie prenante d’un contenu.

Ce qui est important et qui ne va pas bien avec le mot buzz, c’est d’engager le spectateur dans une expérience pérenne, avant , pendant et après la diffusion du programme sur la chaine. Dans l’idéal, les chaines devraient travailler main dans la main avec les auteurs et les producteurs dès la conception des programmes.

Les usages des spectateurs ont changé, ils sont multitaskers, ils veulent être proches du créateur, de l’auteur, du réalisateur, du comédien, et surtout leur mode de réception est devenu la conversation. Les nouveaux programmes annoncés: nouvelles écritures , transmedia, programmes hybrides tardent à voir le jour, mais le marketing social doit répondre plus simplement et moins créativement peut-être, mais IMMEDIATEMENT à ces nouveaux usages.

Designers d’expérience sortez du bois, envahissez les chaines et faites du bon marketing social!

Vite, please!

qui est le roi, monsieur mac luhan?

24 octobre 2011

Carsten Lind conclut son article assez critique sur la TV connectée : « Consumers don’t care about the technology, what they care about is the quality of content and the ease with which they can access it. »

Même les non anglophones comprendront le message! Et pourtant, combien de gens, aujourd’hui croient encore que c’est la technologie qui drive les usages.

Non, c’est absolument le contraire!! On a longtemps paraphrasé Mac Luhan en disant le contenu est roi! Message is the medium. Aujourd’hui c’est la conversation qui est devenu le medium. Car la conversation c’est l’usage. Ce sont les usages qui drivent la techno.

Les spectateurs ne brancheront jamais leur TV connectée dernier cri à internet, s’il n’y trouvent pas un avantage en terme d’usage.

Arrêtons de faire le jeu des fabricants de TV, arrêtons de parler de TV connectée, et inventons une télévision qui parle aux spectateurs, une TV vraiment sociale qui rencontre leurs usages. vive la « usage télévision »!

il était une fois la social media revolution

19 octobre 2011

Jacob Schwirtz, dans son article This isn’t your grandmother’s social media revolution, décrit très bien la différence entre ce qu’il appelle le social viewing et la social TV. Il récrimine, avec raison, contre le fait que sous le vocable buzz « social TV » on range tout et n’importe quoi. Il dit en résumé que le social viewing cela va très vite devenir la norme, et que la social TV on en voit encore très peu! Selon lui c’est le mariage entre le social media et les programmes TV.

Aujourd’hui faire du social, à l’ère du Fessebouc et du tviiiitter, cela devrait effectivement être obligatoire. Et l’on peut se demander pourquoi les chaines françaises ne s’y lance pas à corps perdu pour augmenter leurs audiences défaillantes. Imposer le social viewing, c’est utiliser un nouvel usage pour renforcer l’ancien le leanback. A quand chez TF2, bizARTE, France 12 et M8, un département marketing social, avec un vrai budget, pour créer des événements par des actions de social viewing.

La vrai social TV chère à Jacob, c’est plus difficile, cela demande que les producteurs et les auteurs s’attribuent ces nouvelles écritures, où le contenu, le programme rencontrent concrètement les usages sociaux: contribution, collaboration, cocréation, crowdsourcing, engagement du jeu, etc. De telles dispositions sont néanmoins inscrites dans les COM des chaines publiques, et c’est bien. Encore faut il le faire, et les départements transmedia des chaines se développent petit à petit, mais trop lentement au goût de jeunes producteurs pleins d’idées novatrices.

Comment passer du savoir, le social c’est surement utile, à la compréhension, la social TV je kiffe ? Par l’expérience. L’expérience des professionnels, et l’expérience des spectateurs. Faisons l’expérience de plonger les spectateurs dans une expérience de contenu social. Commençons par quelque chose à mi-chemin entre le social media et le transmedia. Appelons cela du marketing transmedia. Pour qu’il soit intelligent, ce marketing doit commencer avant la diffusion, exister pendant et continuer après. Il doit être imaginé dès la conception du programme, et en cohérence avec lui, éditorialement. Il doit donc être réalisé conjointement par le producteur et le diffuseur. Et oui,  ça coute du temps et de l’argent!

Faisons la social media revolution!

Que les chaines imposent, par contrat, au producteur, de dépenser 10 % des sommes réservés à la production pour ce marketing transmedia, et qu’elles ajoutent elles aussi 10% tiré de leur enveloppe marketing. Avec ces 20%, producteurs et diffuseurs pourraient construire ensemble cette social TV, pour donner à vivre aux spectateurs une expérience riche sur TOUS ses écrans.

réfléchir est une perte de temps!

5 octobre 2011

Dans un article de plus sur le social media Inc nous annonce que le social media est une perte de temps. Dans un autre, The Next web explique comment les réseaux sociaux renforce l’usage communautaire de la TV.

Ce qui est intéressant avec les modes c’est que d’abord tu la suis sans réfléchir, si au bout d’un temps tu n’en es pas, tu passes pour un con, ce qui t’incite à en être très vite et sans réfléchir! D’où ma conclusion réfléchir est une perte de temps et n’est pas très à la mode.

Que le social soit important dans les usages aujourd’hui, nul ne pourra le nier. Qu’il faille suivre absolument l’engouement pour une page Facebook associée automatiquement à toute marque ou produit, l’exaltation pour un blog ou une app associé à tout programme TV , c’est autre chose. Beaucoup de marques, de chaines ou de programmes TV se lancent ou se lanceront demain, pour leur plus grand malheur, sans réfléchir aucunement à une stratégie.

Mais la réflexion regresse chez l’homme proportionnellement au flux d’informations sans cesse grossissant qu’il doit subir jour après jour. et c’est vrai qu’il est de plus en plus difficile de prendre du recul.

Pourtant on nom de l’efficacité, on devrait se poser plus de questions sur l’opportunité du social que ce soit pour une marque ou un programme.

Le dénominateur commun est qu’il s’agit le plus souvent de raconter une histoire, d’engager le client ou le spectateur dans une expérience. Pour cela il faut savoir et comprendre que la façon de le toucher à travers les réseaux sociaux, d’aller le chercher là où il est et de le ramener vers son produit, que la manière de lui parler sur son ou ses devices de prédilection,  font partie intégrante de l’histoire que l’on veut raconter.

Et il faut , dès la conception y réfléchir avant d’agir. Pour gagner du temps… Et de l’argent!

la synchro aller retour de la BBC

3 octobre 2011

La BBC est surement une des dernières chaines européennes a encore avoir un département R&D. Il sont en train de développer un système très intéressant de synchronisation entre la TV et les devices associés, téléphone, PC et tablette. Sur un modèle proche de l’univers de l’écosystème connectée chère @plinkers dont j’ai déjà parlé précédemment, ils travaillent sur une solution comparable  à celles développées par d’autres startup, Zeebox, Civolution, Nielsen, Never.no; exmachina et d’autres… La liste est longue ;-)

Mais leur démarche est originale sur un point très important, leur système de synchronisation se veut réflexif. Ils nomment synchronisation asymétrique, la synchronisation de la web app avec le flux TV, synchronisation similaire à celles de leur concurrents, évoquées  plus haut. Et synchronisation symétrique, la synchronisation inverse qui permet de synchroniser le flux TV en fonction des actions émises depuis le device connecté. (On ne parle pas ici, de l’utiliser comme une télécommande pour la TV, bien sûr).

Rien ne vaut un petit exemple peu créatif pour comprendre la portée créative d’une telle « double » synchronisation. Imaginons que nous regardions un documentaire sur les voitures. A l’image, la dernière voiture d’une marque française connue, la web app donne sur la tablette des informations associées à cette marque et ce véhicule. La séquence suivante du documentaire, porte sur une voiture de marque allemande, l’application switche sur du contenu de cette marque. Nous naviguons alors dans cette application et nous attardons sur le modèle sportif décapotable, le documentaire Tv zappe alors automatiquement sur des images du modèle dont nous rêvons sur notre tablette. Les possibilités en matière de création et de publicité sont immenses.

La cerise sur le gateau, c’est que la BBC travaille main dans la main avec le W3C au standard d’une telle synchronisation.

Quel beau monde pour la petite Chloé, la première enfant de l’écosystème connectée à qui ce post est dédié!

je m’appelle john Doe

29 septembre 2011

Olivier Tesquet, tout nouveau télémurien, a écrit dans le blog Medias de Télérama un article intéressant et drôle sur le danger de donner nos big data personnelles à FaceBook. Il s’inquiète à juste titre de toute ces informations personnelles que Facebook collecte assidument.

Il y a trois manières de réagir face à ce problème de privacy.

La première c’est de s’en foutre, de dire je n’ai après tout pas grand chose à cacher, et que peut bien faire Zuckerberg avec le fait que je sois aller voir le dernier film de Bonello sur les maisons closes. Nous appellerons cette voie la politique de l’autruche. et nous rappellerons également qu’une telle posture peut fragiliser ses arrières ;-) Mais on peut aussi avoir plus de mesure, et ne poster et ne communiquer que des informations non sensibles, neutres. C’est surement pour cela que des chartes réseaux sociaux fleurissent dans bons nombres d’entreprises médias ou non.

La deuxième manière, c’est de devenir complètement parano, de ne plus rien poster sur le web, de ne téléphoner que depuis une ligne fixe cryptée et de ne jamais refaire son passeport. C’est la position de l’ermite. On peut dire que là ce n’est pas seulement la tête qui est enterrée mais le corps en entier. C’est irrespirable, et cette paranoïa conduit à un grand isolement. Plus de mesure conduirait à envisager d’avoir une vie plus normale sur le web, en stockant toutes ces données sur un serveur que l’on conservera chez soi, éventuellement dans un coffre.

La troisième méthode, enfin, c’est d’imaginer, une infinité d’actions, et donc de donnés à distribuer qui soient les mêmes pour tous. On renseignerait chacun Facebook avec les mêmes données, on deviendrait tous des mêmes, des john Doe. On ne pourrait plus nous différencier. La mesure serait là, de créer des micros communautés d’intérêt plutôt locales, où tout le monde se connait et se fait confiance.

Mais comme le dit Olivier Tesquet dans son article, nous devons avoir conscience que ces données personnelles que nous donnons plus ou moins librement, ou même ces contributions qui ne nous appartiennent plus ( voir les conditions d’Amazon), fournissent à Facebook et autres, un trésor de guerre. Les technologies sémantiques s’améliorent de jour en jour, et bientôt ces sociétés risquent de savoir tirer partie de ces big data avec une grande efficacité et pour notre plus grand malheur!

Mais même si nous n’en sommes pas tout à fait là et si ces technologies nous rendent service, il nous faut admettre que l’usage de médias sociaux est récent. Nous sommes très jeunes, peu acculturé encore à ces médias sociaux. Alors à nous de grandir, d’être responsable face à ces usages.

Pas ce soir chéri, la TV est deconnectée!

28 septembre 2011

Le brillant @gip89 a fait un storify de l’excellent Live Tweet de @GirlzInWeb à l’atelier du multimedia mobile sur la TV connectée.

Je ne reviendrais pas ici sur ce qu’est la TV connectée ni sur le fait qu’elle fera ou non le bonheur du SIMAVELEC. Mais certains tweets relatés dans ce storify interpellent.

Commençons donc avec une mauvaise nouvelle pour la Fnac et Le Simavelec : L’achat tv est devenu un achat anxiogène. Ah zut, moi qui croyait que tout le monde adorait se casser la tête avec la technologie: 500 ou 666 HZ ? 2D et/ou 3D ? Connectée, pas connectée ? Mpeg2, Mpeg4? TNT ou TNT2 ? Ah non ça c’est pas pour tout de suite, ouf!

Sur une TV on ne cherche pas, on trouve! Ah là, voila une épine dans le pied pour la GoogleTV. Surtout que cherchez un film de Kieslowski avec une télécommande, bonjour! Aujourd’hui, le spectateur ne pratique plus l’art du Zapping, mais du snacking. C’est à dire qu’il consomme des petits bouts d’émission, par ci par là. Et il ne veut pas chercher, il veut trouver tout, tout de suite, et pour pas longtemps!

Un marché bcp moins fragmenté que le marché mobile avec beaucoup d’alliances qui se créent. Ah là on parle de business, de marché de la TV connectée. Par contre en terme de programmes , l’offre est de plus en plus fragmentée, même sur la télévision. Comme quoi TV connectée et programmes n’ont pas grand chose à voir!

User Centric : l’incontournable désormais. D’accord , mais alors pourquoi la TV connectée est si TV Centric? Et puis allons plus loin, il ne faut pas être centré sur l’utilisateur, mais sur son expérience. La différence est importante!

Constat de base : multiplication du nombre d’écrans, tous connectés et de plus en plus connectés entre eux. Bon là nous avons affaire à un connaisseur, un adepte de l’écosystème connecté cher @plinkers. Vive le double screen!

Les producteurs de contenus se lancent dans la desintermediation. Il était temps! Il faut même aller plus loin intégrer cette désintermédiation dans les scénarios en la mixant avec du marketing (comment toucher le spectateur). Cela fait maintenant partie intégrante de l’écriture.

Et pour finir, un florilège. La TV reste encore le média « convivial » qu’on regarde à plusieurs. Avant on regardait TF1 maintenant on regarde « tel programme ». On est passé de la consommation d’une chaîne vers celle de programmes. L’accès au contenu de fait de plus en plus de manière indifférenciée sur tous les écrans du foyer. Je résume, on aime regarder des programmes partout, pour se retrouver parfois à plusieurs devant la télé. C’est marrant mais chez moi, au contraire, on est tous devant la TV, chacun sur un deux ou trois écrans différents!

Le téléviseur n’est qu’un écran de plus pour regarder des contenus audiovisuels. Dire « je regarde la télé » ne veut plus rien dire.

Et regarder la TV connectée?

Mémé mes data ne sont rien sans metadata!

27 septembre 2011

Les chaines de télévision majeures de Grande Bretagne ont encore pris de l’avance sur la France et les autres pays d’Europe en annonçant la définition d’un standard pour la distribution de fichiers vidéo.

Il n’y a en effet aujourd’hui pas de standard qui permet de renseigner un fichier vidéo tout au long de la chaine de valeur , depuis sa fabrication jusqu’à son visionnage par le spectateur. La structure exacte de ce standard n’est pas encore connu, mais cela va dans la droite ligne du travail autour des metadata et du contexte sémantique effectué notamment par la BBC. Que ce soit pour l’édition dynamique de ses sites, son moteur de recherche search +, ou autour de projet collaboratif type NoTube, ou encore de son prototype d’EPG personnalisable lancé également ce matin.

Pas de contenu sans contexte devrait devenir un mot d’ordre dans les années à venir. Mais il faut pour cela se mettre d’accord sur un standard de structure de metadata, un standard qui permet non seulement de donner des informations contextuelles sur l’ensemble de la vidéo, mais aussi sur des portions de la vidéo. Il est également nécessaire de penser cette structure pour une utilisation top-down ( les informations sont renseignées par l’auteur), mais aussi Bottom-up, pour un tagage intelligent des utilisateurs.

Plus même, cette structure de metadata devra servir aussi bien les créateurs que les contributeurs, elle devra permettre à tous de regarder, de converser, mais aussi de remixer tous les contenus. Comme je l’ai déjà écrit dans un précédent article, ceux qui créeront des outils reposant sur ces structures de metadonnées qui permettront de créer du contenu, de converser et de partager socialement seront les Facebook et les Google de demain.